Environ deux douzaines de défenseurs des droits des personnes migrantes et de responsables religieux se sont rassemblés mardi 27 octobre devant le bureau de la sénatrice républicaine américaine Ashley Moody, à Palm Beach Gardens, en Floride. Leur demande porte sur le projet de loi S. 4814, qui prévoit une prolongation de trois ans du statut de protection temporaire (TPS) pour les ressortissants haïtiens.
La mobilisation s’inscrit dans une série d’actions menées aux États-Unis par des organisations de défense des personnes migrantes. Les participants souhaitent faire pression sur les élus afin qu’ils soutiennent le texte, alors que le dispositif qui permettait à des Haïtiens de vivre et de travailler légalement aux États-Unis a pris fin le 27 juillet 2026, selon les informations rapportées par WLRN.
« Ils doivent agir, et leur incapacité à le faire se rend complice non seulement de la destruction de notre communauté et de la séparation des familles, mais aussi de la perspective cruelle de renvoyer des personnes vers un endroit où leur vie sera en danger », a déclaré Paul Christian Namphy à WLRN.
Paul Christian Namphy dirige l’organisation Family Action Network Movement, basée à Miami. Il a également établi un lien entre le maintien du TPS et l’économie de la Floride, où les personnes concernées travaillent notamment dans les secteurs des soins et des services. Les manifestants affirment que l’arrêt de la protection expose les familles haïtiennes à la perte de leur autorisation de travail et à un risque de renvoi en Haïti.
Un projet toujours bloqué au Sénat
Le projet S. 4814 prévoit que le secrétaire américain à la Sécurité intérieure désigne de nouveau Haïti pour le TPS. La Chambre des représentants a adopté un texte correspondant en avril, mais la version examinée par le Sénat n’a pas avancé, selon les éléments cités par WLRN.
| Élément | Situation rapportée |
|---|---|
| Protection concernée | Statut de protection temporaire |
| Durée demandée | Trois années supplémentaires |
| Projet au Sénat | S. 4814, toujours bloqué |
| Fin du dispositif mentionnée | 27 juillet 2026 |
La fin du TPS touche particulièrement la Floride, qui compte une importante population haïtienne. Les données citées par WLRN font état de 158 000 bénéficiaires dans l’État, dont la majorité réside dans le sud de la Floride. À l’échelle nationale, les défenseurs des personnes migrantes évoquent environ 350 000 Haïtiens concernés par la perte de cette protection.
Des rassemblements dans plusieurs villes
Le rassemblement de Palm Beach Gardens intervient après d’autres initiatives conduites aux États-Unis pour soutenir le même projet de loi. En septembre, des militants s’étaient réunis devant le bureau d’Ashley Moody à Orlando et avaient remis environ 2 000 signatures de pétition, selon WLRN. La sénatrice avait alors indiqué qu’elle tiendrait compte de leurs points de vue dans l’examen des textes concernés, tandis que son bureau n’avait pas précisé sa position sur le projet S. 4814.
- Le TPS permettait aux ressortissants haïtiens concernés de résider et de travailler temporairement aux États-Unis.
- La désignation pour Haïti a officiellement pris fin le 27 juillet 2026.
- Le projet de prolongation de trois ans reste en attente au Sénat américain.
Les militants justifient leur demande par la situation sécuritaire, politique et économique en Haïti. Ils estiment que les personnes renvoyées pourraient être confrontées à un pays qui ne dispose pas, selon eux, des ressources nécessaires pour les accueillir. Ces arguments ont été avancés par les organisateurs de la mobilisation, alors que l’issue du projet de loi dépend encore de son examen par le Sénat.