Des étudiants de la Faculté d’Ethnologie (FE) de l’Université d’État d’Haïti (UEH) ont rendu publique, le 29 octobre 2026, une position dans laquelle ils mettent en cause la gestion administrative et académique de l’établissement. Le document vise le décanat dirigé par Claude Mane Das et présente plusieurs revendications liées à la transparence, à la gouvernance universitaire et au déroulement des enseignements.
Selon les signataires, leur mobilisation a commencé à la fin du mois de juillet. Ils affirment avoir proposé la tenue d’une assemblée générale afin d’examiner les difficultés rencontrées au sein de la faculté. Cette initiative aurait été rejetée par le décanat. Les étudiants disent néanmoins vouloir maintenir leur démarche pour défendre la participation aux décisions, la liberté de contestation et des règles plus lisibles dans la gestion de l’institution.
Des questions sur le recrutement des enseignants
Une partie importante de leurs critiques porte sur les modalités d’accès à la fonction enseignante. Les étudiants demandent notamment que les procédures de recrutement soient davantage explicitées et qu’un annuaire public des professeurs soit disponible. Ils s’interrogent aussi sur les critères retenus pour permettre à une personne d’enseigner au sein de la Faculté d’Ethnologie.
Ils mettent également en avant des difficultés concernant la présence de certains professeurs et la tenue effective des cours prévus dans les programmes. D’après leur document, des enseignements ne seraient pas dispensés et l’assiduité insuffisante de certains membres du corps professoral perturberait le parcours académique des étudiants. Ceux-ci réclament donc des informations sur la planification des cours ainsi que sur les mécanismes permettant de vérifier l’accomplissement des obligations pédagogiques.
| Points soulevés | Demandes formulées |
|---|---|
| Recrutement des enseignants | Plus de transparence sur les procédures et les critères |
| Organisation des cours | Des explications sur les enseignements prévus et leur suivi |
| Gouvernance de la faculté | La tenue d’échanges et d’une assemblée générale |
Les étudiants dénoncent des pressions
Les signataires affirment que leurs revendications ont suscité des réactions de la part du doyen Claude Mane Das. Ils lui reprochent d’avoir exercé des pressions sur certains membres de la mobilisation. Ils évoquent aussi une campagne de dénigrement qu’ils attribuent à des personnes favorables au décanat. Ces accusations sont rapportées dans leur document de position et n’ont pas été accompagnées, dans les éléments disponibles, d’une réponse du responsable mis en cause.
Les étudiants présentent leur démarche comme une contestation portant sur le fonctionnement de l’université, et non comme une remise en cause du principe de l’enseignement supérieur public. Pour étayer leurs demandes, ils se réfèrent à des travaux consacrés à la gouvernance universitaire ainsi qu’à la recommandation adoptée en 1997 par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture sur la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur.
- Fin juillet 2026 : début annoncé de la mobilisation étudiante.
- Assemblée générale : une proposition que les étudiants disent avoir soumise au décanat.
- Revendications centrales : transparence du recrutement, régularité des cours et liberté de contestation.
La contestation intervient alors que les étudiants demandent que les règles de fonctionnement de leur faculté soient rendues plus accessibles et que les responsabilités pédagogiques soient mieux suivies. Ils affirment vouloir poursuivre leur mobilisation pour obtenir des réponses sur la gestion académique et administrative de la FE.