La coopération entre Haïti et l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) devrait faire l’objet d’un suivi plus structuré. La ministre de la Planification et de la Coopération externe, Sandra Paulemon, et le représentant de l’UNESCO en Haïti, Eric Voli Bi, ont abordé cette question lors d’une réunion tenue le 29 octobre 2026. Les échanges ont porté sur l’état des projets en cours et sur leur adéquation avec les priorités nationales.
La rencontre, rapportée le 30 octobre à Port-au-Prince, a couvert plusieurs domaines relevant de la coopération entre les deux parties. L’éducation, la culture, les sciences et la résilience climatique figuraient parmi les secteurs examinés. Les responsables ont également discuté de la nécessité d’adapter les programmes soutenus par l’UNESCO aux orientations retenues par les autorités haïtiennes.
Un tableau de bord pour les interventions
Pour améliorer la coordination, Sandra Paulemon a proposé la mise en place d’un tableau de bord actualisé. Cet outil aurait pour fonction de rassembler les informations relatives aux interventions de l’organisation, de mesurer les résultats obtenus et de faire apparaître les obstacles rencontrés sur le terrain. La ministre a ainsi insisté sur un dispositif permettant de disposer d’une vue plus régulière et plus précise de l’exécution des projets.
- recenser les programmes financés ou appuyés par l’UNESCO ;
- suivre leur mise en œuvre et leurs résultats ;
- repérer les difficultés rencontrées dans les zones d’intervention ;
- mieux rapprocher les projets des priorités nationales.
Au cours des discussions, la ministre a aussi rappelé l’ancienneté des liens entre Haïti et l’UNESCO. Haïti est membre fondateur de l’organisation depuis 1946. Sandra Paulemon a souligné l’appui reçu au fil des années dans des domaines comme l’éducation, la culture, les sciences, la communication et la sauvegarde du patrimoine.
Des établissements scolaires affectés par l’insécurité
La situation sécuritaire en Haïti a occupé une place importante dans les échanges. Selon les éléments rapportés par Vant Bèf Info, plusieurs écoles ne fonctionnent plus normalement. Certaines ont été fermées, tandis que d’autres ont été détruites. Les déplacements de familles compliquent également la continuité de l’apprentissage dans différentes régions du pays.
Face à ces perturbations, Sandra Paulemon a plaidé pour des mesures destinées à protéger les infrastructures scolaires. Elle a également défendu la nécessité de maintenir l’accès des enfants à l’éducation malgré la crise sécuritaire. Cette question s’inscrit dans les discussions plus larges consacrées aux secteurs sociaux et aux priorités de coopération entre les autorités haïtiennes et l’UNESCO.
Le programme national comme référence
La ministre souhaite par ailleurs que les programmes de coopération soient alignés sur les objectifs du Programme national de stabilisation et de relance économique, sociale et territoriale 2026-2030. Ce cadre doit servir de référence pour rapprocher les interventions extérieures des besoins identifiés par les autorités haïtiennes. La réunion entre Sandra Paulemon et Eric Voli Bi ouvre ainsi des échanges portant à la fois sur la gouvernance des projets, leur évaluation et leur adaptation aux réalités du pays.