Le Mouvement patriotique populaire pour émejans pèp la (MOPAPEP) a demandé dimanche la démission du Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé et appelé à « une nouvelle étape de transition », selon une note de position publiée le 25 octobre 2026 et relayée par Vant Bèf Info.
Motifs invoqués par le mouvement
Le MOPAPEP juge que l'exécutif n'a pas produit « les résultats attendus » pour faire face à la crise sécuritaire, aux déplacements massifs de population et à la dégradation des conditions de vie. Le mouvement cite aussi des « soupçons de corruption » et réclame une gestion plus transparente des ressources publiques.
La note, signée du coordonnateur national Kendjos Thelusma, critique par ailleurs la capacité du gouvernement à garantir la participation de la population aux échéances électorales prévues par le Conseil électoral provisoire (CEP), en raison de l'insécurité, des déplacements forcés et des difficultés d'accès aux services publics.
« Des décisions courageuses » et des résultats mesurables sont nécessaires pour restaurer la confiance entre les institutions et la population,
écrit le mouvement, qui propose en remplacement la mise en place d'un exécutif bicéphale « composé de nouvelles personnalités » et aux responsabilités clairement définies, avec la sécurité comme priorité.
Chiffres mentionnés et précautions
Dans sa note, le MOPAPEP avance plusieurs estimations :
- environ 1,49 million de personnes déplacées internes, dont près de 250 000 dans des camps ou sites d'hébergement ;
- plus de 5 700 personnes tuées ou blessées dans des violences liées aux gangs entre janvier et début octobre 2026.
Le mouvement indique ces chiffres comme base de son constat, mais ces données n'ont pas été vérifiées de manière indépendante, précise Vant Bèf Info.
Propositions prioritaires
Concrètement, le MOPAPEP souhaite que la sécurité soit la priorité du nouvel exécutif, avec des mesures ciblées pour :
- porter assistance aux personnes déplacées ;
- protéger spécifiquement les femmes et les enfants ;
- rétablir les services publics essentiels.
| Élément | Chiffre avancé |
|---|---|
| Personnes déplacées internes | ~1,49 million (estimation du MOPAPEP) |
| Personnes en camps/sites | ~250 000 (estimation du MOPAPEP) |
| Tués ou blessés (janv‑début oct. 2026) | ~5 700 (estimation du MOPAPEP) |
La position du MOPAPEP s'inscrit dans un contexte de contestation de la gestion de la crise sécuritaire et humanitaire en Haïti. Le mouvement exprime par ailleurs des réserves quant à la crédibilité du calendrier électoral publié par le CEP, sans pour autant proposer de date alternative. La note insiste sur la nécessité d'un « exécutif aux responsabilités clairement définies » pour restaurer la confiance des citoyens dans les institutions.
Vant Bèf Info a publié la note de position du MOPAPEP le 25 octobre 2026. Les chiffres avancés par le mouvement sont reproduits tels qu'ils y figurent et sont signalés comme n'ayant pas fait l'objet d'une vérification indépendante dans le même article.