La République dominicaine a renforcé son dispositif de surveillance à la frontière avec Haïti, a déclaré le président Luis Abinader lors d’un échange avec la presse. Le déploiement concerne les effectifs militaires, les véhicules blindés et les moyens de surveillance aérienne et technologique. Le chef de l’État dominicain a également indiqué que les autorités de son pays se tenaient prêtes à réagir à toute tentative d’incursion sur le territoire dominicain.
Un dispositif renforcé le long de la frontière
Selon Luis Abinader, l’effort porte particulièrement sur la partie sud de la frontière, où opèrent des groupes armés haïtiens. Les mesures annoncées comprennent une présence accrue des militaires, l’utilisation de véhicules blindés et une surveillance continue des mouvements dans les secteurs proches de la ligne frontalière.
Le président dominicain a cité plusieurs moyens mobilisés par les forces de son pays :
- des effectifs militaires supplémentaires ;
- des véhicules blindés positionnés à proximité de la frontière ;
- des avions et des drones utilisés pour observer les déplacements dans la zone.
« Nous avons renforcé considérablement la frontière, en particulier au Sud, là où opèrent des gangs », a déclaré Luis Abinader devant la presse.
Le président dominicain a affirmé que la République dominicaine avait classé les gangs haïtiens comme des organisations terroristes. Il a déclaré que les autorités dominicaines les traiteraient comme telles s’ils tentaient de s’approcher de la frontière. Cette qualification et cette position relèvent des autorités dominicaines et ont été présentées par Luis Abinader au cours de ses déclarations.
Une coopération évoquée avec le Salvador
Luis Abinader a aussi indiqué avoir échangé avec le président salvadorien Nayib Bukele au sujet d’un appui aux opérations menées contre les groupes armés en Haïti. D’après le président dominicain, cette coopération pourrait porter sur la logistique et le partage de renseignements. Il a précisé que son administration était en contact avec la Force de répression des gangs (FRG), chargée des opérations contre les groupes armés en Haïti.
Les déclarations rapportées par HaitiLibre ne détaillent toutefois ni l’ampleur de cette coopération ni les moyens précis que la République dominicaine mettrait à la disposition du Salvador. Aucun calendrier opérationnel n’a été communiqué dans les éléments rendus publics.
| Élément annoncé | Mesure mentionnée |
|---|---|
| Surveillance | Avions, drones et observation continue |
| Protection de la frontière | Renforcement des effectifs et véhicules blindés |
| Coopération régionale | Échanges avec le Salvador sur la logistique et le renseignement |
Au moment de ses déclarations, Luis Abinader a assuré que les groupes armés haïtiens ne s’étaient pas approchés de la frontière. Il a également indiqué qu’aucune information ne permettait alors d’établir qu’ils en avaient l’intention. Les autorités dominicaines maintiennent néanmoins leur dispositif au nom de la protection de la souveraineté nationale, dans un contexte où la situation sécuritaire en Haïti demeure au centre des préoccupations régionales.