Le Syndicat pour la défense des employés de l'Office de l'assurance des véhicules contre-tiers (SDE-OAVCT), affilié à la CUTRASEPH, a officiellement demandé une enquête administrative conjointe de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA) et de l'Unité de lutte contre la corruption (ULCC) sur la gestion de l'OAVCT. La démarche, rapportée par le site Rezo Nòdwès, fait suite à une lettre antérieure adressée à l'ULCC et à une nouvelle correspondance transmise à la CSC/CA.
Les motifs invoqués
Les responsables syndicaux dénoncent un climat de « situation confuse » au sein de l'Office, aggravé selon eux par l'application d'une note du 25 juillet 2026. Ils réclament que l'enquête vise à éclairer d'éventuels « détournements de fonds ou malversations » évoqués dans la gestion de l'institution.
« Ou pè sa ou fè, ou pa pè sa ou pa fè. » — Rezo Nòdwès
La lettre mentionne nommément Jocelyn Pierre, directeur général de l'OAVCT, et Gédéon Jean comme deux des principaux responsables mis en cause. Le syndicat indique que ces personnes devraient souhaiter la tenue rapide de l'enquête « afin de dissiper toutes formes de doute », selon le texte relayé par Rezo Nòdwès.
Réactions et contexte
Les dirigeants syndicaux affirment avoir subi menaces, intimidations et persécutions syndicales en lien avec leur action. Ils rapportent également l'observation, de leur point de vue, d'une « panique » de la part de certains cadres, interprétée comme suspecte et susceptible d'accentuer les doutes sur une possible implication dans des irrégularités financières.
- Demande officielle : enquête conjointe CSC/CA et ULCC.
- Objet : éclaircir la gestion de l'OAVCT et la note du 25 juillet 2026.
- Personnes ciblées : Jocelyn Pierre et Gédéon Jean.
| Institution | Rôle demandé |
|---|---|
| CSC/CA | Audit et contentieux administratif |
| ULCC | Investigation pour corruption |
Le syndicat estime que la combinaison des compétences de la CSC/CA et de l'ULCC permettrait d'établir un bilan complet et vérifiable des pratiques administratives et financières au sein de l'Office. Le contenu publié par Rezo Nòdwès ne fait pas état d'une réponse officielle de la direction de l'OAVCT ni d'une confirmation de la part des autorités judiciaires ou administratives sollicitées.
Compte tenu des allégations, toute procédure d'enquête dépendra désormais des décisions des institutions visées et des dispositions légales applicables en matière d'audit public et de lutte contre la corruption en Haïti.