Les Éditions du Boréal ont annoncé, le 21 octobre 2026, la fin de leur collaboration avec l’écrivain canado‑haïtien Thélyson Orélien et ont indiqué qu’elles ne réimprimeraient pas son roman C’était ça ou mourir, après avoir déclaré disposer de « nouveaux éléments » confirmant l’usage de l’intelligence artificielle dans le processus d’écriture.
Décision de l'éditeur et position antérieure
La maison québécoise a précisé que ces éléments récents contredisent les assurances que l’auteur lui avait fournies à plusieurs reprises. Boréal souligne que sa déclaration porte sur une utilisation de l’intelligence artificielle dans le processus d’écriture, sans pour autant établir la part exacte du texte susceptible d’avoir été générée par des outils d’IA.
| Date | Événement |
|---|---|
| 14 octobre 2026 | Boréal maintient le roman en librairie, faute d’éléments concluants sur l’usage de l’IA. |
| 21 octobre 2026 | Boréal annonce la fin de sa collaboration avec Thélyson Orélien et renonce à réimprimer l’ouvrage. |
Réactions et précisions
Selon le reportage publié par Juno7, Thélyson Orélien avait rejeté précédemment les accusations d’avoir eu recours à l’intelligence artificielle et avait affirmé être l’auteur du texte. Le communiqué de Boréal, lui, ne précise pas quelle proportion du roman aurait été produite par des outils numériques ni quelles sections seraient concernées.
- Fin de la collaboration : Boréal indique qu’elle ne publiera pas d’autres ouvrages de l’auteur.
- Réimpression : la maison renonce à réimprimer C’était ça ou mourir, sans annoncer de retrait immédiat des exemplaires déjà en librairie.
- Limites de l’annonce : Boréal ne donne pas de détails sur la part du texte générée par l’IA.
La décision de Boréal intervient après plusieurs semaines de controverse autour des méthodes employées pour la rédaction du roman. Le communiqué modifie la position publique de l’éditeur : la semaine précédente, le 14 octobre, Boréal avait indiqué maintenir l’ouvrage en rayon en l’absence d’éléments permettant d’établir avec certitude un recours à l’intelligence artificielle.
Le dossier soulève des questions sur les pratiques d’écriture et la traçabilité des manuscrits dans l’édition contemporaine. Le communiqué de Boréal, tel que rapporté par la presse, se concentre sur la décision éditoriale et n’établit pas de conclusions judiciaires ni de quantification précise de l’usage d’outils numériques dans le processus de création.