Une organisation de défense des droits humains juge la transition en échec
Le Collectif Défenseurs Plus a demandé, dans une note de conjoncture datée du 20 octobre 2026, le renouvellement de la direction de l’Exécutif de transition et la recomposition du Conseil électoral provisoire (CEP). Le document, signé par le directeur de programmes, Me Ulrick Tintin, critique l’incapacité des autorités à rétablir la sécurité publique et à réunir les conditions nécessaires à l’organisation d’élections « libres, crédibles et inclusives », selon le texte cité par l’organisation.
Les principaux reproches formulés
Dans sa note, Défenseurs Plus attribue à l’Exécutif des manquements qu’elle estime lourds pour le processus électoral et pour la protection des droits fondamentaux. L’organisation rend notamment responsable la direction actuelle de l’Exécutif et le CEP du renvoi des responsabilités, qu’elle décrit comme un défaut de leadership et un manquement aux obligations de l’État.
- Absence de garantie de la sécurité publique face aux groupes armés, souligne la note.
- Incapacité à préparer des scrutins dans des conditions de transparence et d’inclusion.
- Risque, selon le Collectif, de prolongation indéfinie d’un pouvoir transitoire sans feuille de route claire.
Demandes précises adressées aux autorités
Défenseurs Plus ne se contente pas d’un constat : l’organisation propose des mesures concrètes. Elle réclame la mise en place d’un nouvel Exécutif doté d’une feuille de route précise axée sur le rétablissement de la sécurité et la préparation effective des élections dans des délais raisonnables. L’ONG préconise également la restructuration du CEP, sur la base de critères de compétence, d’indépendance, d’éthique et d’impartialité, afin de restaurer la crédibilité de l’institution électorale.
Le calendrier électoral et la responsabilité des institutions
La note évoque en particulier l’échéance du 13 décembre 2026, présentée par Défenseurs Plus comme la date initialement prévue pour le premier tour des scrutins. L’organisation pointe le renvoi des responsabilités entre le gouvernement et le CEP comme un facteur aggravant de l’impasse politique et sécuritaire qui, selon elle, compromet le retour à l’ordre constitutionnel.
| Élément | Observation de Défenseurs Plus |
|---|---|
| Sécurité publique | Insuffisante pour permettre des élections inclusives |
| Leadership de l’Exécutif | Défaillant, selon la note |
| CEP | Doit être recomposé sur des critères d’indépendance et de compétence |
Positionnement et recommandations
Le Collectif met en garde contre ce qu’il qualifie de « manœuvres dilatoires » susceptibles d’entretenir le statu quo et d’instrumentaliser la transition au profit d’intérêts particuliers. Il appelle les acteurs concernés à engager un processus concerté pour remplacer l’équipe gouvernementale et réorganiser le CEP afin de permettre la tenue d’élections dans des conditions conformes aux standards de transparence et d’inclusivité énoncés par l’organisation.
La note de Défenseurs Plus s’inscrit dans un contexte de critiques récurrentes sur la gestion de la transition et la préparation des scrutins. L’association demande des garanties et un calendrier assorti de mesures opérationnelles pour que la tenue des élections ne demeure pas une échéance théorique, mais redevienne une perspective concrète pour la population.