La situation sécuritaire en Artibonite continue de contraindre des familles à fuir leurs foyers, a indiqué mercredi le porte‑parole des Nations unies lors du point de presse quotidien. L'attaque du 19 octobre à Petite‑Rivière a provoqué des départs vers des quartiers jugés plus sûrs, tandis que des épisodes de tirs sporadiques perturbent encore la circulation dans la localité.
Constat des agences onusiennes et chiffres
Au cours de la conférence de presse, le porte‑parole Stéphane Dujarric a rapporté le témoignage des équipes humanitaires : elles observent des déplacements internes et travaillent « avec des partenaires et les autorités locales » pour évaluer les besoins des personnes déplacées. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) est mobilisé pour suivre la situation sur le terrain.
« Nos collègues humanitaires nous indiquent que des familles ont dû se réfugier dans des zones plus sûres au sein de la commune et dans les communautés voisines », a déclaré Stéphane Dujarric.
Par ailleurs, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) rapporte que les violences fin septembre à Gros Morne ont déjà généré plus de 10 000 personnes déplacées, presque toutes hébergées chez des familles d'accueil.
| Localité | Information clé |
|---|---|
| Petite‑Rivière | Attaque armée le 19 octobre; départs vers zones plus sûres |
| Gros Morne | Plus de 10 000 personnes déplacées, principalement prises en charge par des familles hôtes (OIM) |
Accès humanitaire et réponse
Malgré les difficultés, les agences onusiennes et leurs partenaires ont réussi à relancer certaines opérations d'assistance. En octobre, des distributions ciblées ont été conduites : 1 500 repas chauds et des kits d'hygiène ont été remis aux familles déplacées, et la planification prévoit l'acheminement de plus de 2 000 kits contenant des sets de cuisine et des bâches en plastique pour les abris temporaires.
- Les équipes d'évaluation de l'OCHA restent déployées pour mesurer les besoins.
- L'OIM a documenté l'hébergement majoritairement chez des familles hôtes, ce qui complique l'identification des besoins en abris formels.
- L'insécurité récurrente entrave l'acheminement et la sécurité des personnels humanitaires.
Cadre institutionnel et mesures nationales
Le gouvernement haïtien a déclaré un état d'urgence jusqu'au 18 décembre pour les départements de l'Ouest, de l'Artibonite et du Centre, mesure destinée à répondre à l'insécurité croissante. Les autorités assurent suivre la situation et appellent la population à rester attentive aux consignes, selon les communiqués officiels relayés lors des briefings internationaux.
Les rapports onusiens soulignent que, si quelques corridors routiers restent praticables, l'insécurité persistante met en péril la continuité des opérations humanitaires et augmente les besoins des personnes déplacées et des communautés d'accueil.
Les agences poursuivent leurs efforts de coordination pour intensifier les distributions essentielles et évaluer l'ampleur des besoins en abri, nourriture, eau et articles d'hygiène, tout en appelant au respect de l'accès humanitaire sécurisé.