Juge Al Duniel Dimanche : « Je n’accepterai pas que mon mandat soit renouvelé par un responsable de la Primature de facto. C’est illégal »
Le Magistrat Al Duniel Dimanche, chargé d’instruire le dossier relatif aux soupçons de corruption au Centre national des équipements (CNE), a fait savoir, 25 janvier 2024 sous les ondes de Radio Télévision Caraibes, que son mandat n’est pas encore arrivé à terme. Même si c’était le cas, je n’accepterais jamais que mon mandat soit renouvelé par un responsable de la Primature de facto, soutient t-il énergiquement.
Le Magistrat instructeur exprime son indignation au sujet des allégations des différentes organisations des droits de l’homme dont RNDDH qui laissent croire qu’il ne respecte pas les procédures judiciaires et qu’il aurait des intérêts personnels dans le cadre du dossier. « il ne faut pas critiquer une personne qu’on ne connaît pas », fustige le Juge Dimanche.
« Pourquoi ils ne sont pas venus dans mon cabinet. Je leur montrerai le parcours de l’instruction. Un greffier et les avocats du prévenu sont présents lors des auditions alors l’instruction est secrète uniquement pour le juge mais les actes d’instruction ne sont pas secrets », argumente le Magistrat.
Il faut prioriser la lutte pour le renforcement du pouvoir judiciaire car c’est la clé du développement, Conseille Me Al Duniel Dimanche à la société haïtienne. Tous les anciens commissaires du gouvernement ont tort pour n’avoir rien fait avec les plaintes et rapports liés à la corruption, estime-t-il.
« Je jure de ne pas être complice dans aucun cas. Les complices sont plus coupables que les voleurs. Ne visez pas les criminels car si les juges prenaient leurs responsabilités, Haïti serait sur la voie du développement », soutient l’homme de loi.
En réponse aux informations faisant croire que Juge Al Daniel Dimanche profite de l’affaire du CNE pour trouver un asile politique, le Magistrat répond : « Ma mère est naturalisée canadienne alors je n’ai pas cette difficulté d’aller vivre à l’étranger. De plus, ma famille n’a pas cette pratique de profiter du malheur d’autrui ».
« Un juge qui a accepté d’être nommé ou pour que son mandat soit renouvelé par un responsable de la Primature que la constitution ne reconnaît pas doit se rappeler que toutes ses décisions seront illégales », soutient juge Al Duniel Dimanche.