Insécurité : 20 000 déplacés en quatre jours selon l’OIM
La terreur des gangs dans la région métropolitaine a contraint 20 000 personnes à fuir, selon les dénombrements publiés par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) ce lundi 18 novembre 2024 sur sa page officielle.
En seulement quatre jours, les violences menées par les membres de la coalition de “Viv Ansanm” ont chassé les habitants de plusieurs quartiers aux alentours de Port-au-Prince. Ces violences ont forcé au moins 20 000 personnes à fuir, cherchant désespérément refuge ailleurs, selon les estimations de l’OIM.
Depuis le lundi 11 novembre dernier, les gangs ont intensifié leur contrôle sur Port-au-Prince, bloquant toutes les activités nationales et plongeant la ville dans une violence sans précédent. Les attaques sont caractérisées par une haine aveugle : meurtres, incendies et destructions massives. La population vit dans une peur constante, fuyant pour échapper à la fureur des bandits.
Malgré les conditions extrêmes, certains habitants parviennent à s’échapper. Beaucoup traversent des kilomètres à pied pour se réfugier dans des zones éloignées des affrontements, loin des tirs et de la violence qui ravagent la capitale.
En plus des nombreuses victimes, blessées ou tuées, l’OIM évalue à 20 000 le nombre de déplacés forcés. Parmi eux se trouvent des enfants, des personnes âgées et des femmes enceintes.