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Détection du cancer du sein par des chiens : 100 % d’efficacité après 6 mois de test

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La détection précoce du cancer du sein grâce à l’odorat canin obtient des résultats particulièrement positifs.

Le projet KDog a terminé avec succès sa phase de concept. Les chiens sont biens en passe de devenir les futurs détecteurs des cancers en France. En effet, l’Institut Curie, porteur du projet KDog, a présenté le mardi 21 février 2017 devant l’Académie nationale de médecine, une phase de tests plus qu’encourageante sur l’efficacité de l’odorat canin dans le dépistage du cancer du sein. 


En effet, les résultats obtenus par Thor et Nikios, (les deux chiens détecteurs participant aux tests) atteignent 100 % de réussite après six mois d’entraînement sur le site de Magnac-Laval (87).

Les malinois ont su distinguer avec succès les échantillons sains de ceux porteurs de marqueurs tumoraux sur une cohorte de 130 femmes volontaires. Si cette phase ne représente que la première étape du projet, sa validation laisse néanmoins de bons espoirs quant à sa suite. Elle permet également d’autoriser le début de l’étude clinique, qui commencera en 2018 et qui pourra entrer dans le cadre d’un financement en partie porté par le programme hospitalier de recherche clinique.
La phase clinique débutera en 2018
Cette étude clinique, qui associera quatre chiens, se déroulera sur une période de trois ans entre 2018 et 2021 et s’appuiera sur une sélection de 1000 femmes. “Il s’agit de prendre en compte un échantillon plus important pour valider la sensibilité du projet Kdog”, selon l’institut de recherche. Deux nouveaux chiens de race différente et conduits par un autre dresseur rejoindront les deux malinois pionniers du projet Kdog, afin “de démontrer également que le protocole Kdog est indépendant de la race du chien renifleur et de son maître”, a expliqué Aurélie Thuleau, ingénieure en biochimie et impliquée dans le projet Kdog.
Les chiens sont dressés à “repérer les composés odorants” permettant de détecter un cancer sur une lingette imprégnée de la transpiration ou de tissus prélevés sur un sujet. Pour cela, une femme porte un morceau de tissu pendant quelques heures sur son sein puis l’envoie à un laboratoire pour qu’ensuite les chiens puissent venir procéder à l’analyse de l’échantillon.
Une méthode simple, non-invasive et à bas-coût 
Le projet KDog vise à prouver l’efficacité des chiens renifleurs dans le dépistage des cancers pour ensuite banaliser ce dispositif. Mis sur pied grâce aux dons du grand public récupérés via une plate-forme de financements participatifs, le projet a également été conçu dans une démarche de rupture afin d’offrir une alternative à la mammographie.

 Il offre ainsi une technique de dépistage du cancer à très bas-coût possible à mettre en place dans les pays en voie de développement. La procédure pourrait également aider les personnes atteintes d’un handicap moteur à accéder à un dépistage précoce.
En effet, la mammographie s’avère inadaptée pour les personnes dont la motricité est limitée. Et si à l’origine du projet, “il s’agissait de se concentrer sur la nécessité de simplifier le diagnostic du cancer du sein”, devant les excellents résultats obtenus au cours des six derniers mois, “l’équipe de travail projette sur le long terme d’étendre cette méthode de dépistage à tous les types de cancer, notamment le cancer de l’ovaire” a indiqué l’Institut Curie.

A-S T avec AFP

Sciences & avenir 

Constant Haïti
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